SYNOPSIS: Au XIXème siècle, dans l'Irlande en proie à de terribles difficultés économiques, une femme se fait passer pour un homme afin de pouvoir travailler. Pendant trente ans, elle trompe son entourage, employée dans un hôtel sous le nom d'Albert Nobbs, en tant que majordome…


Rodrigo Garcia est un réalisateur, scénariste et directeur de la photographie colombien travaillant principalement aux États-Unis. Il est le fils du célèbre écrivain colombien Gabriel Garcia Marquez. Son film Ce que je sais d’elle… d’un simple regard remporte notamment le prix Un Certain Regard à Cannes en 2000. L’un de ses films les plus connus, Nine Lives (2005) obtient le Léopard d’Or du 58ème Festival International du Film de Locarno. Il mène également de front la réalisation, la production ou l’écriture de scénario pour plusieurs séries comme En Analyse ou Six Feet Under



FILMOGRAPHIE : 

2000 : Ce que je sais d'elle... d'un simple regard

2001 : Ten Tiny Love Stories

2001 - 2005 : Six Feet Under (série TV)

2005 : Nine Lives

2005 : Fathers and Sons (TV)

2008 : En analyse (série TV)

2008 : Les Passagers (Passengers)

2010 : Mother and Child

2011 : Albert Nobbs

2015 : Last Days in the Desert


TAGS : genre, sexualité, liberté, émancipation des femmes, travail, époque victorienne


EXTRAIT INTERVIEW AVEC L’ACTRICE :

Journaliste: Dans les années 80, vous avez déjà joué le rôle d'Albert Nobbs...

Glenn Close:
La première fois c'était en 1982, sur scène. La pièce était adaptée par un réalisateur français, très minimaliste, avec beaucoup de mimes. Pour le film, on a du remplir tous les blancs...

Journaliste: Vous semblez avoir enfin abandonné les rôles de méchantes. Vous incarnez ici une vraie bonne personne...

Glenn Close:
Le seul vrai méchant personnage que j'ai joué était Cruella. La Marquise de Merteuil, les autres, sont des femmes existant dans un monde d'homme. Si c'étaient des personnages masculins, on ne dirait pas qu'ils sont « méchants »...

Journaliste: Comment s'est déroulé le travail avec Rodrigo Garcia sur le film ?

Glenn Close:
Il est très doué pour l'écriture. Ici, c'est une histoire de survie qui a beaucoup de résonance dans notre monde actuel. Il y a beaucoup de gens invisibles dans ce monde, qui n'ont aucun droit. Cela peut donner des personnages très complexes, des scènes excitantes à tourner... Comme quand les deux personnages principaux mettent des robes pour aller se promener...

Journaliste: Quelle a été votre implication dans le choix du casting ?

Glenn Close:
Mia, était le choix original pour ce rôle. Elle avait travaillé sur « In treatment » (Thérapie) avec Rodrigo. Je l'avais amenée d'Australie. Je suis 20 ans plus âgée qu'elle quand j'ai joué ce rôle dans la pièce... On espère que les personnages seront bien compris. Albert Nobbs n'a aucun concept de sexualité, d'amour, il cherche juste en elle un partenaire de travail...


CRITIQUE : "Sous le masque cireux que s'est fait Glenn Close, les émotions finissent par affleurer. On n'attendait pas autant de nuances, de délicatesse, d'une actrice qui a parfois versé dans l'excès (...)." Le Monde

"Albert Nobbs veut marquer le retour de Glenn Close au grand écran dans un rôle à transformation spectaculaire. C'est l'unique intérêt du dernier film du réalisateur colombien Rodrigo Garcia. (...) Le récit est linéaire, le scénario aligne plusieurs clichés et la réalisation est figée." Positif


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